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    • IMPORTANT - REACH US IN THE NEW FORUM   05/04/2017

      Ladies and gentlemen ATTENTION please:
      It's time to move into a new house!
        As previously announced, from now on IT WON'T BE POSSIBLE TO CREATE THREADS OR REPLY in the old forums. From now on the old forums will be readable only. If you need to move/copy/migrate any post/material from here, feel free to contact the staff in the new home. We’ll be waiting for you in the NEW Forums!

      https://community.blackdesertonline.com/index.php

      *New features and amazing tools are waiting for you, even more is yet to come in the future.. just like world exploration in BDO leads to new possibilities.
      So don't be afraid about changes, click the link above and follow us!
      Enjoy and see you on the other side!  
    • WICHTIG: Das Forum ist umgezogen!   05/04/2017

      Damen und Herren, wir bitten um Eure Aufmerksamkeit, es ist an der Zeit umzuziehen!
        Wie wir bereits angekündigt hatten, ist es ab sofort nicht mehr möglich, neue Diskussionen in diesem Forum zu starten. Um Euch Zeit zu geben, laufende Diskussionen abzuschließen, könnt Ihr noch für zwei Wochen in offenen Diskussionen antworten. Danach geht dieses Forum hier in den Ruhestand und das NEUE FORUM übernimmt vollständig.
      Das Forum hier bleibt allerdings erhalten und lesbar.   Neue und verbesserte Funktionen warten auf Euch im neuen Forum und wir arbeiten bereits an weiteren Erweiterungen.
      Wir sehen uns auf der anderen Seite!

      https://community.blackdesertonline.com/index.php Update:
      Wie angekündigt könen ab sofort in diesem Forum auch keine neuen Beiträge mehr veröffentlicht werden.
    • IMPORTANT: Le nouveau forum   05/04/2017

      Aventurières, aventuriers, votre attention s'il vous plaît, il est grand temps de déménager!
      Comme nous vous l'avons déjà annoncé précédemment, il n'est désormais plus possible de créer de nouveau sujet ni de répondre aux anciens sur ce bon vieux forum.
      Venez visiter le nouveau forum!
      https://community.blackdesertonline.com
      De nouvelles fonctionnalités ainsi que de nouveaux outils vous attendent dès à présent et d'autres arriveront prochainement! N'ayez pas peur du changement et rejoignez-nous! Amusez-vous bien et a bientôt dans notre nouveau chez nous

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  1. L'histoire d'une psychopathe
    Chapitre 1: Résurrection
     Je voyais cette forme émaciée par le temps et dénaturée par la maladie, je scrutais mon corps dans ce puits de mauvais augure entouré par cette carcasse froide et métallique ; ce miroir montrait mon être affligé par ma dénature. Mon Ambroisie miroitait par sa couleur de miel, dispersant son effluve d’anémone pour mon seul plaisir – Il n’y avait que ça pour me faire oublier ma fragilité, mon obsolescence. Verre après verre je m’enivrais de ce breuvage proscrit par mon abruti de médecin : « trop mauvais pour ce que j’ai » disait-il. Ma vue était floue et je pouvais observer un instant le mirage d’un passé révolu : une femme aux cheveux de feu et au regard pétillant, un sourire euphorique caractérisant son profil d’antan. C’était avant, quand j’étais jeune, lorsque j’avais la présence de ma famille pour me soutenir – Peut-être que j’aurais dû crever dans cet accident de voiture. Quarante ans plus tard, avec pour seul compagnon le carburant qui me permettait de masquer la douleur et ce foutu miroir me rappelant les affres du temps, j’essayais d’arranger les choses à ma manière. Encore une fois je ressentais les effets insidieux de l’alcool dans mon corps et mon esprit: tout d’abord une chaleur agréable se propageait à travers mon sang, faisant disparaitre la douleur qui me rongeait et les années qui me tuaient ; m’offrant un bref instant une cure philosophale dans ma pittoresque salle de bain. Ensuite un épais brouillard s’insinuait petit à petit dans mes pensées les plus complexes, régressant mes facultés mentales à rien de plus qu’une jeune adulte un peu paumée – Je me plaisais à penser que j’étais un génie dans le corps d’une vieille femme; Il faut dire que garder de pareilles pensées alors que l’ivresse m’habitait témoignait surement d’un niveau d’intelligence remarquable, sans aucun doute. Hélas, alors que la raison qui m’encense et la force dans mes jambes s’évaporaient par l’ivresse, j’aperçus un moment introspectif sur l’ensemble de ma vie – le genre de moment « cliché » qui vous dit que vous allez bientôt mourir. Je m’étais dit sur le moment par le biais de mes restes cognitifs et toute l’impertinence qu’offraient mes derniers instants: « Merde ». J’avais encore assez de conscience pour appréhender l’objet de ma mort: le rebord de ma baignoire s’approchant dangereusement de ma nuque, presque au ralenti, causé par les propriétés de ce que je venais d’ingérer. Mes yeux voilés par l’alcool avaient du mal à comprendre toute l’ironie de la situation ; que ma mort allait être causée par une maladresse et non pas par mon poison quotidien ou encore la maladie, qu’après quarante ans à combattre avec plus ou moins de succès et de rogne le « jeu », j’allais mourir stupidement – Moi qui me considérais en dehors du lot, je me trouvais à cet instant bien idiote. Une vive douleur prit mon cou par surprise et le temps s’arrêta à ce moment, j’aurais espéré voir le sourire de quelqu’un ou sentir la pression d’une main réconfortante pour devenir le cortège de mon requiem, le témoin de mon dernier soupir, malgré le fait que la solitude m’ait transformé en monstre. Non! Je devais avoir pour seule image le siphon dégueulasse rempli de poils que je n’avais pas eu l’occasion de vider en 2 semaines. Mais bon, au moins la douleur allait être brève et avec de la chance j’allais revoir ma famille. Je pensais avec curiosité ce qu’on allait dire de moi après ma mort « Serais-je perçue comme une vieille femme alcoolique rongée par la maladie et le remord, morte par malchance ou commémorée comme une brillante artiste au destin tragique avec ses parts d’ombre… » Au final, maintenant, je m’en fichais, j‘étais entourée de noirceur, flottante dans l’abîme, nageant dans l’inconnu « Est-ce que c’est ça la mort ? Est-ce que c’est ça la fin ? Une éternelle descente dans un puits sans fond ». Une seconde, une heure, une année, je me perdais dans le couloir de la mort, littéralement « Qu’est-ce que c’est chiant d’être morte ! » Pensais-je. ************************* Je me réveillai au milieu de ce bois, la sueur perlait sur ma peau: c’était un cauchemar…Je me demandais pourquoi je repensais à ma mort, à ma vie d’avant. Cela faisait un mois que j’étais sortie de cette descente aux enfers, je pensais tomber dans une fosse aux monstres dirigée par un homme charismatique aux ailes de feu, ou encore revoir ma famille au milieu de nuages opaques caractérisant si bien le paradis. Non, j’étais en quelque sorte dans un Nouveau Monde, un monde étrange où la magie avait toujours son emprise sur ces terres, où des créatures tout droit sorties de films d’horreur habitaient, voulant sans remord consommer ma chair; je repense encore à leurs yeux horribles, sans émotion, comme si leurs Dieux les avaient dépourvus d’âme, ou encore à leurs gueules béantes, difformes: surement corrompues par leur haine du genre humain et le sang des innocents. Étrangement je n’avais pas peur, comme si la mort avait pris le dernier morceau d’un gigantesque puzzle construit avec mes émotions. Je ne ressentais plus rien à part l’indifférence de ce qui m’entourait, même la jouvence de mon reflet dans la clarté de l’eau ne me rendait plus extatique, j’étais devenue le mantra de ce que je me répétais sans cesse devant mon miroir: un monstre, un sociopathe. Je pouvais évidemment me tuer, m’ouvrir les veines avec une pierre et abandonner, en espérant tomber dans un monde meilleur, mais ma renaissance me donne la chance de recommencer, de faire ce que je veux « Là où il y a des monstres il y a peut-être des humains et là où il y a la magie il y a peut-être un moyen pour faire revenir ceux que j’aime… » * Bruit de gargouillement * Je commençais à avoir faim, je devais trouver de la nourriture et un abri pour me protéger des bêtes au plus vite – Je ne pouvais pas garder éternellement ce rythme : dormir à peine 4 heures et me nourrir uniquement de baies comestibles n’était plus possible, il me fallait de la viande. Escaladant un arbre ressemblant à un chêne malade, j’essayais d’atteindre le sommet pour avoir une vue panoramique de cette foutue forêt, heureusement ce corps avait une bonne condition physique et je n’eus aucun mal à monter. Par chance, scrutant l’horizon, j’avais une vue alléchante sous mes yeux, me faisant saliver d’appréhension : deux formes humanoïdes aux traits porcins (et quand je dis qu’ils ressemblent à des porcs ce n’est pas une métaphore ou une hyperbole) dormaient au coin d’un feu à vingt mètres de ma position, Ils avaient les têtes les plus savoureuses que j’avais vues en un mois – Ils étaient une offrande à mon estomac, ils avaient même préparé un feu les bougres. Ne pouvant plus attendre je partis me sustenter. Après avoir regardé si mon couteau de fortune n’était pas émoussé, je m’approchai à pas de loup de mes filets mignons, la bave aux lèvres. Je pouvais entendre le bruissement rauque des ronflements du mâle et de la femelle. Les deux portaient des tenues en cuir bouilli et dormaient sur des couchettes en jute: « Une certaine forme d’intelligence » Me disais-je pendant un court instant en regardant les gamelles au coin du feu avant de me rappeler que c’était la première source de nourriture potentielle qui ressemblait à un animal venant de mon monde – Vous vous doutez que les questions éthiques et existentielles avaient très peu d’emprise sur ma conscience à ce moment-là, j’étais prise par une « ivresse survivaliste », celle qui vous donne le droit de tuer sans le moindre remord. Il ne fallut que deux coups de couteau au niveau de la carotide pour abréger les souffrances de ma « viande » : j’ai faim mais je ne suis pas cruelle. Après leur avoir enlevé le peu de vêtements qu’ils avaient, je pus les dépecer avant de les empaler morceau par morceau sur leurs armes rudimentaires « Je n’étais pas fière de moi mais qu’est-ce que j’avais la dalle ! » Au moins j’avais une arme potable pour me défendre et autre chose que des loques en guise de protection – La chair n’était pas mauvaise, elle goutait le poulet plus que le porc et elle fondait comme du beurre sur une poêle. Jetant les carcasses de mes « portions » sur les braises, je décidais d’utiliser le campement comme mon gîte pour la nuit. Une voix désincarnée submergea mes sens alors que ma conscience était occupée par mes rêves. De ce fait, je ne pus entendre et comprendre pleinement ces murmures inaudibles. [Aptitude acquise: parler la langue commune] [Aptitude acquise: marchandage] [Aptitude acquise: combat à l’épée] [Aptitude acquise: survie en forêt] [Aptitude acquise: connaissance générale (Serendia)]  Chapitre II : rencontre importune Depuis que j’avais tué et mangé ces êtres « exotiques » j’avais un mal de tête atroce: d’abord un chatouillement horripilant prenait chacun de mes sens, avant de devenir de plus en plus douloureux au point de ressentir comme si un millier de ronces enlaçaient « tendrement » mon cerveau; même l’alcool n’avait jamais était aussi horrible avec moi. Pendant plusieurs heures je pensais vraiment être tombée dans mon purgatoire personnel mais je me trompais, des connaissances qui n’étaient pas dans mon esprit à la base commençaient à affluer à travers moi ; là où il n’y avait que l’apathie et l’instinct de survie, il y avait maintenant des sentiments que je croyais perdus ainsi qu’une myriade d’informations submergeant mes sens – Je n’étais pas idiote, je savais très bien que c’est en mangeant ces « choses » que j’avais pu acquérir de nouvelles connaissances, et j’aimais ça bizarrement. J’avais l’impression d’être une de ces créatures mythiques qui absorbaient la force de leurs adversaires pour devenir plus puissantes, même si c’était absurde j’adorais ce sentiment de complétion, comme si manger ces êtres me rendait, ironiquement, mon humanité par cet acte anthropophagique, immoral. Allongée sur ma couchette, j’essayais en fermant les yeux de trier mes souvenirs tout en faisant taire les remords qui n’étaient pas là hier. Apparemment ces créatures étaient pacifiques et appartenaient à une race se nommant « Homme-Bête », ils étaient marchands et voyageaient de ville en ville. Ils avaient fait un détour « sécuritaire » en passant par Serendia, un royaume neutre, là où je suis actuellement. « Une idée qui n’était pas aussi salutaire pour eux hélas. » Me murmurais-je un peu dépitée. Faisant le point sur ce que j’avais pu récupérer des deux porcs, je décidais d’aller vers la ville de Glyshi en espérant quitter au plus vite la forêt de Serendia, j’espérais en apprendre plus sur ce monde, sans mourir ni déguster des innocents au possible – Même si j’allais comprendre très bientôt que ma faim était mon salut. Voyageant de nuit vers le Nord-Ouest en essayant d’éviter les routes, je me cachais dans le feuillage d’un arbre après avoir entendu des voix s’approcher de moi.« Odar, tu vois bien qu’il n’y a personne, qui irait dans cette partie de la forêt… » S’exclama un géant disgracieux à la peau rouge, armé d’une hache aussi grande que sa stupidité apparente et revêtu d’une armure de plaques finement ouvragées. « Baisse de volume Galdo je ne suis pas sourd. C’est peut-être mon esprit qui me joue des tours mais il vaut mieux ne pas prendre de risques, tu sais aussi bien que moi que nous ne sommes pas les premiers à trouver le temple de Serendia. Si quelqu’un nettoie les lieux avant nous, imagines un peu la honte pour notre guilde… » Dit calmement l’humain en toge, ressemblant aussi bien à un sorcier qu’à un mannequin en cosplay pour le moins loufoque « Je vais commencer à croire qu’être beau est une norme dans ce monde ? » Pensais-je dubitative en consultant les souvenirs des hommes-bêtes. Les suivant par curiosité en me cachant d’eux, j’écoutais leur conversation. Je pus confirmer qu’Odar était bel et bien un pratiquant des arts occultes: un magicien. Le reste de leur discussion était incompréhensible pour moi hormis le fait qu’ils venaient tous deux de Calpheon et qu’ils étaient adhérents d’une guilde d’assassins nommé « Les Maudits Forbans », à un point tel que je regrettais de ne pas m’être intéressée aux lubies de mes fils pour l’Héroic Fantasy « C’est quand même un nom sacrément stupide pour une guilde, ils n’ont même pas de bateau. On dirait plutôt le nom d’un groupe d’adolescents boutonneux essayant de jouer aux bandits » Songeais-je amusée. Reprenant mes esprits un poil trop tard, je ne pus éviter de marcher sur cette magnifique brindille créée seulement dans le but de me faire chier en ce moment d’égarement intellectuel « Ma chance » Murmurais-je furieusement en entendant le bruit d’un craquement se propager à travers la forêt – Est-ce même possible qu’une brindille puisse faire autant de bruit me direz-vous. Apparemment, oui… Les deux guignols se retournèrent brusquement vers moi, sanguins. « Je t’avais dit qu’il y avait quelqu’un ! » Pesta Odar, faisant apparaître un orbe lumineux dans sa main gauche. Galdo grogna en préparant sa hache « Pas grave, on le tue et on continue ». Sa lampe torche magique se tourna vers moi, dévoilant peu à peu mes traits féminins, je n’avais que quelques secondes pour penser à un plan. « Zut, réfléchis bordel ! Tu es faible, ils sont forts, ils aiment tuer…Bon, ce processus de pensée ne m’aide pas beaucoup en fait.» Continuant de chercher une solution pour survivre face à ces déchets, je repensais soudainement à un débat qu’avaient eu mes enfants sur les aventuriers dans les histoires fantastiques, un truc dans le genre. Bien que la conversation fût inintéressante et stérile pour moi à l’époque lors de mes moments intimes avec ce délicieux livre intitulé « mots-croisés », mon cerveau n’avait pas pu oblitérer toutes leurs inepties, heureusement… Souriant légèrement, je m’approchais d’eux sans dégainer mon arme, les observant calmement tour à tour, prudente. « Qui es-tu grogn…. » Commença l’idiot dénommé Odar avant qu’il ne soit interrompu par moi, empêchant son ignorance et ses manières de vivre inconvenantes de s’exprimer face à moi. « Salutations aventuriers, je suis Locuste, conseillère auprès de Daha Seric, roi de notre grande Calpheon, je vous attendais. Comme vous le savez notre nation est envahie par la peste noire, hélas ce ne sont pas ces hérétiques de Valencia les instigateurs de nos maux, mais l’horreur se cachant dans les souterrains du temple de Serendia. Rapportez la pierre de puissance provenant de la créature se trouvant au cœur de ce lieu et l’empereur vous récompensera par des titres uniques et de l’or à foison, vous pouvez me croire ! Acceptez-vous ? » Dis-je fermement en regardant avec assurance les deux tueurs – Vous vous doutez que j’espérais un miracle à ce moment-là. Me regardant stupidement les deux assassins étaient pris de court, j’avais l’impression qu’ils étaient dans une sorte de transe psychique pendant quelques instants, scrutant étrangement le dessus de ma tête comme des idiots. « D’accord…une quête cachée, une occasion pareille ne va peut-être pas se reproduire Galdo.» « Tu sais aussi bien que moi que je ne peux pas refuser la quête d’une rousse Odar, surtout une aussi bien gaulée. » Répondait la brute avec un sourire niais, un regard salace et la bave aux lèvres. Regardant ces deux demeurés accepter, je ne pouvais que soupirer de soulagement bien que mon envie de leur trancher la gorge commençait à me démanger sérieusement: ils parlaient de moi comme une putain alors que j'étais en face d’eux, les mécréants… Décidant de me venger plus tard, je gardais mon sourire aux lèvres. « Bien, je vous suis aventuriers. Si je peux repousser les ténèbres entourant cette engeance, je pourrais peut-être sauver notre royaume de la peste et vous aider à battre cette créature. »« Ouais, ouais, on s’en fout. » Grogna Odar. « Pourquoi tant de haine mec, elle veut juste sauver notre faction et nous aider » Répondait le géant, amusé. Gardant le silence, je fus interloquée par la hardiesse de ce plébéien en robe. « Aurais-je mal calculé ma façon de les aborder ? » Pensais-je inquiète. M’enfonçant de plus en plus dans l’épaisse forêt, je commençais à voir au loin le début d’un édifice gigantesque dégageant une aura mortuaire. ************************* Voyant l’édifice je m’étais presque sentie comme une touriste visitant le Colisée de par leurs architectures sensiblement identiques, j’étais presque béate devant le monument. Mais là où s’arrête la « normalité » commence l’occultisme. J’entends par là qu’il est difficile de se prendre pour une touriste dans un monde parfaitement « sain » quand deux lourdauds commencent à tuer des centaines de prêtres masqués avec sons et lumières, je me croyais à la « Cinéscénie ». C’était dur de garder mon calme en sentant passer une boule de feu de la taille d’une vache au-dessus de votre boite crânienne, si vous voyez ce que je veux dire… Après avoir déblayé l’entrée du temple, nous avons pu avancer dans les souterrains – Quand j’y pense je ne sais même pas si le terme est juste, cela pourrait être aussi bien une cave que des catacombes ou encore des galeries. Pour définir les lieux de la manière la plus adéquate possible, imaginez que votre cave soit la Moria : l’ensemble de ces galeries étaient soutenues par des piliers ioniques interminables, le plafond était noyé dans la pénombre, et les lieux étaient difficilement éclairés par des braseros entourés d’ecclésiastes adorateurs d’un dieu obscur, jetant de manières sporadiques des cadavres de « poulet » dans les brasiers afin de se sustenter (enfin j’espère) « Tout le monde peut avoir faim après tout » Pensais-je avec humour. Évidemment, il fallait que les dingues qui entretiennent les lieux rajoutent une brume mystique au sol, m’empêchant de voir où je marchais. Heureusement, je n’avais qu’à passer derrière les pas de mes « compagnons » pour éviter les pièges. Après plusieurs heures à descendre de plus en plus bas dans ce trou mortel, laissant les braves tuer les parasites pendant que je mangeais de manière discrète les restes de ces dévots, il était temps de faire une pause pour mes deux péquenauds aux airs grandiloquents. Préparant leur campement dans un coin discret sans ennemis, ils se reposèrent sur leurs couches sans me montrer le moindre égard « Cela doit être une norme chez les ploucs… » Murmurais-je en les écoutant se dire des mots doux « A demain » « Bonne expérience aujourd’hui ». J’avais vraiment envie de les bouffer maintenant pour pardonner leurs impolitesses, mais j’avais des prêtres à digérer et je trouvais plus sûr de les faire tuer par la créature régnant dans cet abîme. [Aptitude acquise: connaissance générale (Démonologie)] [Aptitude acquise: don mystique] [Aptitude acquise: connaissances mystiques] [Aptitude acquise: vision nocturne] [Avantage: régénération rapide] [Avantage: surhumanité]  Chapitre III : la vérité Le transfert se passa sans douleur contrairement à la dernière fois, comme si mon esprit s’était habitué aux coups de couteaux poignardant violemment mes nerfs. Mon corps n’avait pas physiquement changé mais je sentais que je n’étais plus la même : j’étais devenue beaucoup plus forte, plus rapide et intelligente. Je sentais également une énergie passer à travers mes veines comme si celles-ci avaient mariné dans une solution apaisante; c’était très étrange de se sentir revivre, un peu comme si j’avais retrouvé ceux que j’aimais... Pendant une fraction de seconde j’avais l’impression d’avoir des noms et des visages à l’esprit, m’échappant l’instant d’après. N’y faisant plus attention, je regardais les deux aventuriers se lever et se dire bonjour tout en m’ignorant. Soupirant, exaspérée, je continuais inlassablement à les suivre, en attendant le moment opportun pour les abandonner à leur propre sort. Arrivant près d’une fresque en pierre, incrustée dans un mur, je pus admirer une créature cornue pour le moins…hideuse, celle-ci fit écho aux souvenirs de mes victimes. Apparemment c’était un démon très puissant considéré comme un dieu, il fallait au moins quelques dizaines d’aventuriers pour le vaincre et celui-ci était immunisé à la plupart des pouvoirs mortels. Je souriais gentiment en présage du carnage qui allait arriver. Les regardant terminer quelques créatures difformes ressemblant plus à des agrégats d’humains mis n’importe comment qu’à de vrais monstres, je me préparais à jouer mon rôle.« Aventuriers, vous allez bientôt affronter la bête, la gloire et la fortune sont à votre portée. Je vais vous assister pendant ce combat difficile en vous protégeant par ma foi. » M’exclamais-je comme si je présentais un match de boxe, ridicule… Me regardant, avides et remplis d’espoirs, ils resserraient leurs armes comme si cela pouvait les encourager à affronter ce qu’ils allaient combattre « Qu’ils sont mignons ». S’approchant d’une cavité jouxtant un mur à moitié détruit, les « héros » pénétraient vaillamment l’antre de la bête pendant que je réfléchissais à mes actions. En face de moi, je pouvais admirer une bête musclée remplie d’écailles aussi rouge que le sang et de la taille d’une petite montagne, ses cornes avaient l’air aussi tranchantes que les lames d’un rasoir et ses dents ressemblaient plus à des poutres aiguisées qu’à des outils pour manger plus facilement sa viande - On aurait dit un dragon diabétique sans ailes . Jouant mon rôle jusqu’au bout (je suis professionnelle après tout), je puisais dans mes souvenirs « cléricaux » pour trouver un sort adéquat. Regardant l’engeance commencer à s’occuper des deux loosers, je me décidais également de participer à leurs souffrances. Préparant assez de « mana » dans mes mains, guidée par mes connaissances je préparais une malédiction de Souffrance. Projetant sur mes victimes ce sort néfaste, je me délectais de les voir s’effondrer bien que je ne pouvais pas entendre leurs cris. Avant qu’ils puissent succomber je me permis un égarement dans mon tempérament habituellement calme et équilibré. « La prochaine fois, soyez poli avec une dame de mon calibre les nuls » Criais-je sadiquement. Me regardant les yeux exorbités je ne pouvais entendre qu’un mot avant que les poings du titan les tuent : « Comment… » Regardant le monstre repartir au fond de sa caverne, j’essayais de rentrer discrètement pour récupérer ma récompense : rien ne vaut un bon morceau de steak d’abruti pour se redonner le sourire – Bon j’avoue, je n’étais pas la personne la plus stable à ce moment précis mais vous ne pouvez pas savoir l’ivresse que me procurait le simple fait de mâchouiller un bout de chair dans ce monde, une sorte d’orgasme culinaire. Sortant ma dague je commençais à enlever un segment de chair avant de l’ingurgiter, et au diable la cuisson, j’avais faim. Je continuais ma macabre activité en mangeant lentement chaque « échantillon », comme si Baal avait pris possession de mon corps, je n’étais plus humaine, j’étais devenue un gouffre à viande, une monstruosité affamée. Entendant un grognement derrière moi je me retournais en ressentant sa chaleur sur ma nuque, sachant pertinemment que l’instrument de ma mort se trouvait derrière moi. Voyant le démon dans mon espace vital me regarder fixement, je ne savais plus si devais courir pour ma vie ou me laisser mourir. Alors qu’il me regardait dans le blanc des yeux, évaluant mon âme, j’étais encore extatique par la nourriture céleste que je venais d’ingérer. Souriant légèrement, empreinte de folie, je badigeonnais la pauvre créature innocente du sang des deux aventuriers qui l’avait agressé pour marquer sa victoire. Après tout, en quoi était-elle mauvaise ? Qui suis-je pour la juger ? « Pourquoi devrais-je te haïr? » Demandais-je à haute voix – Purement rhétorique, je n’attendais pas réellement de réponse. La créature étala son corps sur le sol en me regardant intensément, une fraction de seconde, avant de fermer les yeux. Voulant profiter de l’instant pour digérer, j’osais m’installer contre la poitrine du titan en face de moi ; utilisant son rythme cardiaque pour m’apaiser. « Parce que le but de ma création est de mourir, jeune fille, il n’y a que la haine pour me tuer. Et toi voyageuse, pourquoi te délectes-tu du peuple de ce monde onirique ?» Gronda doucement le démon. Surprise, je songeais à la question de mon nouvel ami « C’est vrai ça, pourquoi ? » Pensais-je. « Parce que j’ai l’impression de me souvenir, d’être moi-même. C’est étrange mais plus je m’enivre de chair plus je me rappelle…» Répondais-je de plus en plus somnolente. « Te rappeler de quoi ?» Gronda-t-il. Prenant une pause, je ne pouvais empêcher l’humidité d’envahir mes yeux. « De ma vie, de mon propre nom. Pourquoi suis-je ici ? » Demandais-je difficilement, avant de m’endormir contre la créature sur laquelle je m’étais assoupie. Souriant à pleine dents, il m’avait répondu en sachant très bien que je ne pouvais plus entendre: « N’est-ce pas évident, pour te souvenir, jeune fille. » Une voix métallique submergea alors une dernière fois mon esprit avant que ma conscience ne s’échappe une nouvelle fois dans les limbes.[Aptitude acquise: connaissance du monde] [Aptitude acquise: l’œil du joueur][Aptitude acquise: connaissances des géants] [Aptitude acquise: connaissance des humains][Avantage: résurrection] [Avantage: immortalité] [Mémoire : restaurée][Transfert serveur : 100%] « Bienvenue sur terre : opérateur 01 256 890 258»  Epilogue J’ai un de ces maux de tête horrible, j’ai passé la soirée d’hier à fêter la réussite universitaire de mon plus jeune fils en littérature française et je crois avoir un peu trop bu. « Chéri, la prochaine fois empêche-moi de boire, je crois que j’ai la gueule de bois » Dis-je, la voix rauque, emmitouflée dans mes draps, reposant ma tête contre le torse poilu de mon amour de jeunesse. Un grognement me répond gentiment. « Comme si c’était ton genre de boire. Rendors-toi ma belle… » Clignant des yeux, je voulais me rendormir mais une voix grave s’incrusta dans ma somnolence. « Maman je peux prendre la voiture, il n’y a plus de pain… » « Je t’aime fils mais laisse-moi dormir et prends ces clefs bordel » Pensais-je en essayant de faire passer de l’air dans mes cordes vocales pour lui répondre.« Mmmm….Ok….Clef….Bureau….Ouste » Un rire s’échappa de ses lèvres après avoir senti son père lui jeter un coussin en pleine face « Merci parent chéri, je vous prends des croissants au passage » Pendant un instant je n’avais à l’esprit qu’une seule pensée « putain, j’adore ma famille. Bouge pas le temps, c’est parfait là ». Ouvrant légèrement les yeux, je crus apercevoir le nom de mon fils au-dessus de sa tête accompagné d’un chiffre « cent » et du titre : « seigneur du temps » « Ouais, faut vraiment que j’arrête ces conneries » Murmuré-je une dernière fois avant de m’endormir.FIN